Le film du mois : DEATHGASM

deathgasm love ice cream

Deathgasm est un produit 100% néo-zélandais réalisé par Jason Lei Howden, qui a travaillé sur de (très) nombreux films, et qui passe pour la troisième fois derrière la caméra.

Le scénario est simple (certains diraient « déjà vu han ») : de jeunes métalleux mettent le bazar dans leur quartier en réveillant par erreur les forces du mal, et doivent donc se battre pour remettre tout ça en ordre. Cependant, et malgré ses relents de cuir mouillé et de sueur, je l’ai trouvé frais. Frais et drôle, et je suis donc tombée raide fan.


Mais pourquoi ?


Tout d’abord, l’action se passe en Nouvelle-Zélande, mais pas la Nouvelle-Zélande sauvage qui a servi de décor à la plupart des films de Jackson. Tout le film se déroule dans la ville d’Auckland et, plus particulièrement, dans sa banlieue. Cette banlieue ne déroge pas à la règle (un peu vide, un peu ennuyeuse, un peu figée), mais ses habitants ont un accent néo-zélandais chantant, et ça suffit à nous faire voyager.

deathgasm brodie zakk

Ensuite, le héros, Brodie, lycéen, métalleux et sans réelle famille, aurait tout eu du personnage adolescent paumé et sans repère. Or, il est bien plus fort et complexe. La vie ne lui fait certes pas de cadeaux (les portes de l’Enfer vont tout de même s’ouvrir dans son quartier), mais il est doux, drôle, et surtout passionné par le métal. Il ne serait rien sans son meilleur ami, Zakk, à la fois antagoniste et complément, mais surtout tout aussi fan de métal, et Medina, son premier amour tout aussi angélique que badass.

deathgasm clip metal

L’autre personnage du film est le métal, celui-ci étant présent partout et servant à faire avancer l’histoire.  En effet, la musique et ses fans y sont évoqués avec beaucoup de tendresse et de justesse. Peut-être que de réels fans de métal n’y trouveraient pas leur compte, mais n’étant pas particulièrement calée dans ce domaine-là, ça m’a donné envie d’aller voir plus loin. Et quelque part, j’ai un peu l’impression de me reconnaître dans les personnages grâce à ça. Deathgasm-movieEt enfin, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, l’humour. Quelque fois graveleux, parfois épique, souvent génial, ce film en est bourré.  Je n’en révèle rien ici, celui-ci étant plus savoureux si l’on en sait rien. Soyez prévenus cependant, pour l’apprécier, il ne faut pas être gêné par la vue du sang et des boyaux.


En espérant que ces quelques lignes vous auront convaincu,

on se retrouve du côté métal de la force.


Publicités